Arrivée aux antipodes : Du 1er au 10 mars (Christchurch > Pukakki)

17 mars 2020 4 Par L'Envol à Vélo

Aux antipodes géographique de la France (à peu près) et aux antipodes de pleins de trucs (on y reviendra ^^) avec l’Asie du Sud Est, l’arrivée en Nouvelle Zélande est un nouveau départ pour nous, une nouvelle aventure.

Déjà, la météo : le point le plus positif !!!! Pour nos premiers pas nous aurons des températures entre 10 et 20 degrés, avec un petit vent frais, bref l’idéal pour pédaler.. Bien loin des 40 degrés malaisiens !

La langue : tout le monde parle anglais !!! Bah oui, c’est leur langue maternelle (coucou les colons anglais). Les rencontres se font ainsi plus facilement qu’en Asie et on peut avoir de vraies conversations !!

La bouffe et le coût de la vie : bye bye les nouilles et le riz frit ! Et bye bye les restos matin midi et soir également (snif..). Nous reprenons les habitudes alimentaires que l’on avait en Europe, où nous nous ferons la totalité de nos plats. Mais pour le moment nous n’en sommes pas mécontent, pouvant retrouver certains produits qui nous manquaient un peu ! Et il faut à nouveau regarder le prix de ce qu’on achète, le coût de la vie ici est semblable à celui de la France, mais on avait perdu l’habitude !

« Fence » : nous avons malheureusement vite appris ce mot anglais qui signifie barrière. Il y en a partout malgré la densité de population faible : enclos pour moutons et bovins, champs, immenses propriétés privés, mais aussi dans les montagnes pour protéger de l’érosion des sols. Bref, ça va pas être facile de trouver un coin de bivouac..

Et à ce propos, le bivouac est très encadré : interdiction totale en dehors des zones définies par le gouvernement. Ces zones peuvent être des campings gratuits, ce qui est top mais y en a pas tant que ça (en tout cas au sud), ou payants, mais les tarifs proposés sont hors budget… On se croirait un peu comme dans les îles Lofotens en Norvège, où, avec l’afflux de touristes en masse, des interdictions sont obligatoires pour protéger le territoire.

Il y a aussi d’autres règles concernant le parapente où il faut souscrire à une licence locale pour voler…

Bref, pas mal de réglementations qui nous font nous sentir moins libre qu’en Asie, mais aussi un climat doux, des paysages magnifiques avec bientôt de la neige en vue (oh ouiii), et plus de barrière de la langue… On repart à zéro !


Première mission : l’avion

Nous prenons un taxi depuis l’hôtel, avec les vélos toujours bien emballés, direction l’aéroport. Nous arrivons à 20h pour un vol à minuit : large mais nécessaire avec le vélo ! Nous payons notre vélo en tant que bagage supplémentaire et sommes bien surpris par le montant : 120 euro par vélo alors que la compagnie nous avait annoncé 300 par mail. Autre bonne nouvelle, nous n’aurons pas à les récupérer à Sydney (où on fera escale), ils iront directement à Christchurch sans que l’on ait rien à payer à la deuxième compagnie (alors qu’on avait prévu de payer 150 par vélo). Au top !

C’est reparti pour un tour


Prendre l’avion nous faisait un peu peur avec les vélos mais au final, une fois les vélos et bagages bien emballés, ça s’avérera plus simple que le train 👌


Nous partons donc à minuit et après une escale de 6h à Sydney, en zone internationale, nous repartons et arrivons à Christchurch à minuit.. On vous le confirme, c’est pas le mieux pour gérer le décalage horaire, d’autant plus quand vous n’avez pas d’endroit où dormir à l’arrivée !!

On passe pas mal de temps aux douanes, où les parapentes et la tente sont dépliés et nettoyés, puis on arrive dans le hall où on attaque le montage des vélos. Deux petites heures et nos vélos sont à nouveaux prêt.


Au lever du soleil, nous partons pour la cote, pour essayer de nous reposer un peu sur la plage. Sauf qu’après presque 48h sans dormir, le sommeil de la sièste se fait très très lourd ainsi on se dit qu’il est mieux d’aller en camping se reposer. On prend une cabine avec un bon lit et nous réalisons la nuit la plus loooongue de notre vie ! Couché 14h.. réveil 14h, avec un lever express pour repayer une nuit (40 balles en plus , bam ! L’Asie est déjà loin. ;:D ) et un autre pour profiter du coucher de soleil :


Nous partons visiter la ville de Christchurch, tristement célèbre pour les attentats de l’an dernier et du séisme de 2006, dont quelques traces subsistes :

Cathédrale encore en reconstruction


La ville est très mignonne, avec beaucoup d’espaces et de verdure, il a l’air d’y faire très bon vivre. Elle nous semble toute petite et nous sommes un peu « choqués » quand nous apprenons que c’est la deuxième ville du pays.. ahh ok ! On va être bien ici !! 😃



Nouveau départ, le vrai

Nous ré-enfourchons nos montures le lendemain, direction les montagnes du sud, avec Queenstown en point de mire où nous retrouverons Olivier, père de Noëmi, dans 2 semaines ! Nous passons dans les montagnes au sud-est de Christchurch, qui nous en font baver rapidement mais qui en valent le coup :


Nous passerons ensuite notre première nuit dans un camping gratuit, pas très loin de la ville. Nous parcourrons ensuite facilement 90km sur du plat, avec vent dans le dos , ce qui nous emmènera devant la maison de Fiona.

Quand on passe en vélo, elle nous fait de grand coucou. On s’arrête donc pour faire le plein d’eau et en parlant quelques minutes on est invités pour la nuit avec une bière à la main, régal.

Faisant un peu de vélo, elle a pas mal de guides dans sur la région qui nous aident grandement à définir notre itinéraire pour Queenstown. Par la suite, nous serons encore en contact et elle nous donnera le numéro de Linda, vers le mont cook, qui nous hébergera 3 jours après.

C’est parti pour les montagnes !!


On grimpe tout gentiment pour passer notre premier col Néo Zélandais. Certaines personnes nous avaient fait peur sur la difficulté des routes locales mais finalement, il s’avère que les dénivelés sont mignons comparés à d’autres pays.


On s’arrêtera le long d’une rivière pour notre premier bivouac sauvage , en se dissimulant bien.

Peu après, nous avons nos premières vues sur la neige du mont cook, dans un décor… jaune. Premier lac également avec le lac tekapo, impressionnant par la couleur de son eau turquoise qui vient tout droit des glaciers.


On décide de rester un peu autour de ce lac en faisant une petite rando nous donnant un point de vue sympa sur celui-ci et sur la piste que nous allons emprunter.


Cette piste sera magnifique où on se sentira seuls au monde, mais elle sera également bien ventée, et de face ce coup-ci ! Mais avec un soleil présent et de tels paysages, le moral reste au beau fixe malgré Eole.

Nous arrivons au bout de la piste sur le lac Pukakki, et chez Linda qui nous accueille dans ce décor fantastique.
Nous sommes amusés de voir le nombre de portrait d’Elisabeth II, qui est leur reine également.


Ayant du temps devant nous, nous décidons de rester profiter de ce paysage un jour de plus. Nous irons donner un coup de main à son fils, qui gère l’exploitation.


Vivement la suite…