Une Asie bien différente pour finir : Du 3 au 16 février (George Town > Kuala Lumpur)

16 février 2020 0 Par L'Envol à Vélo

Avec Langkawi, nous avions mis un 1er pied en Malaisie même si l’île en soi ne diffère pas tant que ça de la Thaïlande.

L’arrivée à George Town, sur l’île de Penang est une toute autre histoire, d’autant plus que nous arrivons un dimanche soir de fête (on ne saura pas laquelle).

Difficile de circuler en vélo avec la densité des voitures et piétons, mais c’est surtout la ville en elle même qui marque rapidement :
Pour aller à l’hôtel nous sommes passés de bâtiments coloniaux britanniques, au quartier indien bien parfumé pour finir dans le quartier chinois. Et tout cela en 1500m.

Ainsi, avant de vous emmener avec nous, petit point culturel et historique de ce pays aux mille facettes.

Tout d’abord, il faut distinguer les malaisiens des malais.
Les malais forment une ethnie vivant en Malaisie et représentent 62% de la population. Il y a ensuite une part importante de chinois pour 25% et indiens pour 10%.

De plus, ça sera pour nous, le pays asiatique qui parlera le mieux anglais. Pourquoi ça ? Car la Malaisie a obtenu son indépendance vis à vis des britanniques il y a seulement 40 ans.

On ne va pas vous réciter tout wikipédia, mais pour les curieux voici « le dessous des cartes » sur ce pays :


Les malais sont majoritairement de confession musulmane ce qui implique de nombreuses mosquées sur l’ensemble du territoire avec quelques temples chinois et hindou.

Georges town

Pendant les 2 jours que nous y passons, nous prenons le temps de nous promener dans les rues de cette première ville multi facettes. La ville est notamment connue des touristes pour des sculptures street art éparpillées un peu partout dans la ville.

Puis nous reprenons un dernier ferry pour rejoindre les terres.

Kuala Lumpur en ligne de mire

A ce moment là nous sommes à un peu moins de 400km de Kuala Lumpur. On prévoit 5 jours pour y arriver, mais finalement, pressés de nous poser et de quitter nos montures pour retrouver un peu de confort, nous les réaliserons en 4 jours.
Avec cette chaleur et cette humidité, les bivouacs ne sont plus vraiment agréables.

Les alentours n’étaient pas très sexy, on vous a évité ça !


Après avoir atteint les 15 000 km, nous passons notre 1ère nuit sur le continent chez Tat et Yvonne, des warmshowers qui nous accueillent généreusement. Nous arrivons chez eux 10 minutes avant un bel orage et des trombes de pluie. Ils nous disent que c’est presque comme ça tous les jours.. On redoute un peu la suite mais on est bien content d’avoir un abri pour la soirée.
Ils nous font visiter leur ville de Taiping qui vaut le coup d’oeil ! Nous n’y serions jamais passés sans eux.

Promenade fermée à la circulation pour protéger les arbres
Nous ne savons pas quel âge ont ces arbres, mais ils ont dû voir pas mal de printemps!
Petit déjeuner royal avant de reprendre la route!

Nous repartons le lendemain, même s’ils nous avaient proposés de rester une nuit de plus.


Quotidien en vrac

L’environnement ressemblent beaucoup à celui du sud de la Thaïlande avec beaucoup de palmiers. La grosse différence par rapport à son voisin est l’absence quasi permanente de bas côtés et un respect moins prononcé pour les cyclistes : Quelques voitures passent tout près et nous font quelques frayeurs.
Nous aurons aussi le droit à pas mal de travaux. Nous suivrons majoritairement les grands axes, mais dès qu’il y a une possibilité de s’en échapper nous en profitons ;

Les petites routes sont bien plus agréables


La chaleur est toujours bien présente, même avec un ciel globalement couvert. Nous sommes ainsi contents de continuer à voir ces distributeurs (il y a les même en Thaïlande) le long de la route :

Notre chasse au trésor quotidienne!

Pour 10 centimes (2 centimes d’euro), on a le droit à 1,5 l d’eau purifiée, ce qui est bien pratique vu notre consommation d’eau par jour !


Autre bonne nouvelle, les sourires sont toujours aussi présents qu’en Thaïlande, et nous aurons même le droit à un beau cadeau un matin, lors d’une pause dans une station service :

Miam !


Aussi, pour gagner en efficacité le matin (et aussi pour économiser le gaz restant pour nos repas du soir en bivouac), nous prenons nos petits déjeuners sur la route en nous régalant d’un café au lait et de crêpes maison : un euro pour deux.

Arrivés à 100km de Kuala Lumpur, nous effectuons notre dernier bivouac en Asie. On trouve une plage calme à côté d’un port, avec un accès à de l’eau pour une toilette (indispensable avec ces températures).
Cependant, nous n’avions pas pris en compte que nous étions vendredi soir et les locaux défilent jusqu’à minuit ne nous permettant pas de dormir sur nos deux oreilles. Pour couronner le tout, à 2h, heure de la marée haute, les bateaux quittent non sans bruit le port pour aller pêcher… Autant dire que cette dernière nuit a été mouvementée!

Les bateaux de pêche multicolores
Dernier pliage de camp asiatique

Arrivée à Kuala Lumpur


Dernier pliage de tente de bonne heure, direction la capitale à 90km de la, avec l’agglomération à traverser.. Vous la sentez la journée fun ?
On réussit à trouver une route qui contourne les grands axes et attaquons en début d’après midi les 20 derniers kilomètres dans la ville quand notre route change soudain pour se transformer en périph Parisien où on ne se sent plus vraiment à notre place! ^^
Heureusement on arrive à en ressortir rapidement et trouvons des chemins de traverses, certes un peu plus long mais bien plus calmes!

Pas sûrs que nous soyons vraiment les bienvenus sur cette route…


Nous arrivons tant bien que mal à notre hôtel, avec un passage sur la place de l’indépendance « Dataran Merdeka « ,

Arrivés !!


Visite de la capitale

Nous avons organisé notre séjour à Kuala Lumpur (KL) en deux parties. Les 5 premiers jours au centre ville pour visiter la ville et nous reposer, puis 4 nuits suivantes dans une auberge à proximité de l’aéroport qui se situe à 60 bornes du centre ville, pour préparer les vélos et nous mettre à jour sur quelques trucs.

Nous partons donc un peu chaque jour à l’assaut de cette capitale. Nous nous concentrons sur sa culture musulmane et allons visiter la Mosquée Nationale, dont la construction date de l’indépendance de la Malaisie.


L’islam est une religion qui est sobre dans sa décoration. Ainsi, il n’y a pas de statues ou de peintures à voir lors de notre visite. Le réel point d’intérêt que nous avons eu lors de cette visite est la rencontre d’une Australienne qui s’est convertie à l’islam suite à d’importantes recherches personnelles. Elle était guide bénévole à l’entrée de la salle de prière pour expliquer quelques bases de l’islam aux visiteurs et pour répondre aux questions.

Nous avons pu avoir un réel échange avec elle durant plus d’une heure où elle nous a appris beaucoup de choses « de base » que nous ignorions sur l’islam. Venant d’un pays occidental, issue d’une éducation catholique elle nous a exposé sa démarche et son point de vue de musulmane voilée et libre.
Cela a été très instructif pour nous et l’échange a été réalisé avec un immense respect des croyances ce chacun :
En Malaisie, les différentes religions nous semblent tolérantes vis à vis des autres avec des malais musulmans, des indiens hindous, des chinois taoïstes ou athées. La réalité ne doit pas être toute rose, mais en tout cas c’est le sentiment qui se dégage.

A proximité de la mosquée Nationale, nous avons repris un peu de légèreté avec la visite d’un parc aux papillons où nous avons vécu un peu de féerie humide.


Le Musée d’art Islamique Malaisien

Nous avons visité le musée des arts islamiques de Malaisie où nous avons pu observer la multitude d’influences de la Malaisie, entre Chine, Inde et empire Ottoman. Nous avons fait un rapide passage à la mosquée Jamek, la plus ancienne mosquée de la capitale.


Difficile aussi d’ignorer ces temples hindous pleins de couleurs lorsque nous passons devant


Entre visites et repos nous faisons aussi le point sur la suite des événements avec notamment les avions que nous allons prendre dans les prochaines semaines. De KL nous prenons un premier vol pour le Vietnam avant de nous envoler pour la NZ en passant par Guanzhou… En Chine… C’est ainsi que nous découvrons à notre plus grand bonheur (vous imaginez bien…) que notre vol pour la Nouvelle Zélande est annulé puisque la Nouvelle Zélande a fermé ses frontières à toute personne ayant posé le pied en Chine après le 02/02 suite à l’apparition du tristement célèbre Coronavirus…
Petite montée d’adrénaline avec un nouveau vol à trouver, on s’en sort pour plus cher, forcément, mais ça reste raisonnable, le vol s’effectue avec deux compagnies différentes et donc nous bataillons pour pouvoir déclarer nos vélos en avance… La prise d’un visa pour le transit en l’Australie.. Bref, un petit coup de stress que nous n’avions pas vraiment prévu, mais qui n’a pas de conséquences pour la suite du projet! Pfiouu!

Fin de l »Asie


Après avoir visité les points d’intérêts que nous ne voulions pas rater à KL, nous avons pris la route pour nos derniers coups de pédales en Asie avec 60 km pour rejoindre notre auberge à côté de l’aéroport.

En route nous traversons la ville de Putrajaya, ville nouvelle où l’ensemble des bâtiments sont neufs et ne semblent principalement habités par l’administration Malaisienne et par des entreprises. Nous y roulons sur de larges boulevards avec peu de circulation ce qui nous permet de rester scotché devant certains bâtiments.

A quelques kilomètres de l’arrivée nous nous arrêtons dans une boutique de vélo et trouvons nos cartons pour emballer nos vélos pour les voyages en vélos. Seul hic? Leur volume… On trouve finalement une solution et les fixons sur le dos d’Antoine. On a fait rire plus d’un Malaisien avec notre chargement!

Les deux jours suivants sont dédiés à la préparation des vélos pour le voyage en avion. La première étape est un petit passage au « laveauto » pour enlever le gros de la poussière. Nous avons été accueillis au « carwash » le plus près avec des sourires rieurs et une volonté de nous aider.


Puis nous avons attaqué la révision complète du vélo avec nettoyage des chaines, pignons, plateaux pour pouvoir les emballer sans nous en mettre partout! Nous avons trouvé tout le matériel dont nous avions besoin pour l’emballage dans une boutique au pied de l’auberge, impec!
Le tetris se passe bien, mais on se rend vite compte que nous avions surestimé la capacité des cartons et nous ne pouvons pas mettre grand chose de plus que les vélos dedans. D’autant qu’il faut qu’on fasse attention à leur poids… On trouve une solution en achetant de grands « sac africain » comme dit Noëmi, légers et ayant une grande contenance ce qui nous permet de rassembler l’ensemble du contenu de nos sacoches et boudins en un seul paquet.

Ça y est, tout est prêt, on vous revoit en Nouvelle Zélande petits vélos 😀


14 février

Saint Valentin, anniversaire de la soeur d’Antoine mais aussi notre anniversaire de voyage !

En effet cela fait un an que nous sommes partis, et cette pause de presque 10 jours nous a permis de prendre un peu de recul et de digérer cette année riche sur beaucoup d’aspect. Nous ne ferons pas un bilan ici, il arrivera peut être dans un autre article, mais nous profitons de l’occasion de faire pleins de bisous à tous nos amis et notre famille, que nous sommes pressés de retrouver dans un an et demi…

En attendant, on fête ça a notre manière et ayant trouvé un restaurant avec… Du froooommagggeee !