Ahh… Les îles… : Du 21 janvier au 2 février (Surat Thani > George Town)

12 février 2020 0 Par L'Envol à Vélo


Nous savons en arrivant à Surat Thani que nous en avons fini de la côte de rêve sans touristes et circulation… Avec la lourdeur de la chaleur nous décidons de traverser le pays le plus rapidement possible pour rejoindre les plages de la côte ouest et leurs promesses de beaux coucher de soleil. C’est ainsi que nous réalisons 2 jours à 100km pour arriver à l’entrée de la célèbre île Koh Lanta.

Nous effectuons notre dernier bivouac en temple bouddhiste à ce moment là. En effet, en arrivant au sud de la Thaïlande, nous arrivons dans une région musulmane plus que bouddhiste. Ainsi, petit à petit les mosquées remplacent les temples et nous entendons nos premiers appels à la prière.

Dernier repas en temple !


L’arrivée en elle même à Koh Lanta est tranquille et il est difficile de se rendre compte que nous sommes en direction d’une zone touristique. Nous quittons les palmiers à mesure que nous arrivons sur la côte pour naviguer dans les mangroves jusqu’au ferry. A son approche, nous longeons une colonne de 2 km de voiture (oui on a vérifié sur les compteurs!) faisant la queue pour prendre celui-ci… Pas de doute, nous sommes aux portes de la zone touristique.

Ferry en direction de Koh Lanta


L’île de Koh Lanta est très loin d’être une île déserte… Elle est constituée de 2 îles reliées par un pont. L’île du nord est parsemée de quelques villages mais est peu habitée, comparé à l’île du sud qui est l’île touristique. A notre arrivée en fin de journée on trouve une plage déserte immense sur l’île du nord et pouvons observer notre premier coucher de soleil avec plaisir.

Le lendemain nous partons à l’assaut de l’île du sud. En prenant au passage des infos sur les bateaux que nous avons prévus de prendre pour la suite de notre voyage. Nous avions repéré une plage au sud de l’île du sud, un peu éloignée des centres touristiques à 30km de notre lieu de bivouac, une bouchée de pain pensions nous! Et nous avons très, très vite déchanté en découvrant que l’île est très escarpée et les routes toutes droites dans les pentes avec plusieurs côtes à plus de 20%… On jette l’éponge avant notre plage cible lorsque l’on trouve une petite plage tout aussi sympathique avec un bar qui fournit gratuitement l’accès à un douche!

On s’y sent bien, le bar est calme et nous offre une playlist fantastique 😁 . On s’y offre un jour off. Nous profitons de la plage, de la baignade et de la douche. Le bar laisse à disposition des nattes et surtout a mis en place des structures qui nous offrent de l’ombre tout au long de la journée.


Le second soir, les gérants du bar comprennent que nous campons et nous offrent de venir camper sous les structures, nous laissent les commodités ouvertes et nous proposent de l’eau potable! Un paradis!
Nous sommes tout de même surpris par le nombre et la taille des traces de serpents sur le sable le lendemain matin… Qu’est-ce qu’on était bien à l’intérieur de la tente!

Un autre coupain


Ce jour off, nous permet de parler de l’organisation des prochains jours. Nous voulions naviguer d’îles en îles jusqu’en Malaisie, sauf que nous avons découvert que les gros ferrys ne circulent plus en cette période. Il n’y a plus que des speedboat qui permettent de faire les navettes : c’est pas donné et le transport des vélos s’annonce galère. Quand on fait la balance « envie/emmerde » on a du mal à se décider.. On change d’avis un nombre incalculable de fois et on finit par rejoindre le continent et continuer dans les terres, pour rejoindre un port qui sera plus proches des îles visées.

Le long de la cote nous croisons certains panneaux qui nous font froid dans le dos en nous rappelant les événements de 2004. La vie a repris le dessus et nous ne voyons aucuns vestiges de ce drame, mais le nombre de panneaux nous rappelle le traumatisme qu’à vécu la région avec le tsunami.


Nous ne sommes certes pas sur les plages des îles paradisiaques, mais la vue depuis la cote est tout aussi belle. Quelques îles ne sont pas si loin des côtes et nous pouvons voir leurs reliefs se dessiner pour le coucher du soleil. Nous trouvons une immense plage où Noëmi s’offre une nouvelle séance de « Noëmi à la plage » avec une vie foisonnante lors de la marée basse. Il y a des étoiles de mer, des crabes, des crustacés en tous genre, des poissons, des anémones à ne plus savoir où mettre les pieds de peur de marcher sur l’un d’entre eux!

Notre passage par les terres nous permet aussi de rencontrer Kim, via warmshower : Un américain installé en Thaïlande en tant que prof depuis maintenant 5 ans. Il vit avec sa femme Thaïlandaise et leur fille. Nous avions été impressionnés par le nombre de références que celui-ci avait sur le site et nous comprenons qu’il a des cyclos toutes les semaines voire même plusieurs fois par semaine pendant la haute saison. Nous en sommes admiratifs de son dévouement et comprenons l’impact que cela peut avoir sur la famille. Nous essayons alors de rester discrets pour que la famille puisse aussi se retrouver entre elle.

Nous quittons Kim en lui disant que nous allons prendre le bateau pour nos îles sauf qu’arrivés au croisement entre « continuer vers le sud à vélo » et « aller vers le port » nous hésitons toujours. La fatigue gagne le combat, nous n’avons pas la force ni l’envie de nous battre pour le transport de nos vélos à devoir les démonter, les décharger, les porter de bateaux en bateaux, etc… Tout ça pour rester sur une plage. Nous avions eu notre quota à Koh Lanta alors on se décide à rouler et continuer vers le sud direction Satun, d’où nous sommes sûrs que ce sont de gros bateaux qui partent vers la Malaisie.

La route est monotone au milieu des palmiers, avec la fatigue qui s’accumule et la chaleur… Nous décidons d’aller le plus vite possible pour arriver en Malaisie. En fin d’après midi, nous sentons que le vent se rafraîchi petit à petit et apercevons une averse au loin. On hésite une demie seconde et accélérons dans sa direction, du FRAIIIIIIIIIS!!
L’heure tourne et nous approchons l’heure de la recherche de bivouac, nous faisons donc un stop pour nous ravitailler en eau lorsque nous voyons un panneaux indiquant des WC pour les automobilistes. Nous sommes accueillis par un homme qui semble tout content que quelqu’un se soit arrêté, il nous propose alors un café à l’abris de la pluie. Le lieu est propice au bivouac et nous lui demandons s’il est possible de camper. Il nous offre alors l’opportunité de dormir en dur en posant nos affaires dans la salle de réunion / repos du lieu.

Toute l’équipe « DDE locale » qui est arrivée le lendemain matin


Le lendemain nous arrivons à Satun d’où nous pouvons prendre un grand bateau pour Langkawi et effectuer nos premiers pas en Malaisie. Le passage de la frontière est d’une simplicité avec tout de même un contrôle de notre température corporelle suite à l’épidémie de coronavirus à l’arrivée sur l’île de Langkawi avant de passer la douane.

Du fait d’avoir évité les îles (Koh Tarutao et Koh Lipe), nous avons gagné quelques jours sur notre programme initial ce qui nous permet de nous offrir une journée de repos à l’hôtel. Nous ne nous sentons capable de rien faire et dormons approximativement toute la journée… La chaleur et l’humidité nous épuisent.


Le lendemain nous prenons la direction du parc national à l’ouest de l’île et ferons une mini rando pour aller voir les « Seven Wells Waterfall ». Nous continuerons un peu dans la jungle sur un joli sentier et nous découvrons de jolies chauves souris ! Nous n’en n’avions jamais vu d’aussi près et restons les observer un bon bout de temps. Etant arrivés un peu tard nous n’irons pas jusqu’au sommet et revenons aux vélos, laissés à l’équipe d’accrobranche un peu plus bas 🙂.


Nous passerons à nouveau une nuit à l’hôtel avant de reprendre un ferry nous menant directement à George Town sur l’île de Penang, nous avançant de 200km en direction de Kuala Lumpur et nous permettant de visiter la ville tranquillement.

Les vélos auront une meilleure vue que nous !