Voyage au pays du sourire : Du 5 au 17 novembre (Yuanyang > Dien Bien Phu)

18 novembre 2019 2 Par L'Envol à Vélo

Dernière nuit chinoise… mouvementée !

Partis de Yuanyang après un bon repos mérité, nous pédalons pendant 2 jours au calme le long du Fleuve rouge. Il y a encore un peu de dénivelé, mais rien de comparable à ce qu’on a eu les jours d’avant (et à ce qu’on aura au Vietnam).

Le fleuve rouge qui n’est plus très… rouge
Bivouac à l’abri… d’une future autoroute !


Deux journées sans trop d’histoires nous emmènent donc à notre dernier bivouac chinois, juste en face du Vietnam. La frontière qui sépare les deux pays étant le fleuve rouge, large seulement d’une vingtaine de mètres. Nous trouvons un coin sympa entre quelques arbres, à proximité d’un chemin menant à la berge et loin des habitations, on devrait être au calme. Il y a un petit groupe de personnes présent, on leur demande l’autorisation de planter la tente ici et ils nous répondent que cela ne pose aucun soucis, parfait nous avons un chouette lieu pour notre dernier bivouac !

On s’installe, on mange et on commence gentiment notre nuit, ayant seulement reçu la visite de quelques personnes, en ballade, à la tombée de la nuit.

Dernière nuit en Chine !

Vers 2h du matin nous sommes réveillés par un troupeau de personnes passant sur le chemin à côté de la tente : on en compte une trentaine et d’autres suivent encore…
Ce sont des hommes et femmes de tout âge et ils transportent tous un ou plusieurs colis sur leur dos et ne font pas attention à nous… Bon c’est bizarre mais ça ne nous empêche pas de nous rendormir.
Sauf que flux durera toute la nuit par vagues successives! Ainsi, de 2h à 6h du matin, c’est un flux continu qui passe le long de la tente. Une des personnes s’approchera de la tente à la lumière de son téléphone, juste par curiosité, et repartira aussitôt.

On dort tant bien que mal avec les vibrations de pas et le bruit du passage de ses « troupeaux » et à 6h, nous entendons des colis tomber à côté de la tente et les personnes qui les portaient se mettent à courir vers le fleuve. Une lampe torche arrive rapidement et nous voyons un policier poursuivre et crier sur une partie du groupe. Trois autres policiers le suivront dans les 5 minutes suivantes, on entend de grands cris mais nous les voyons revenir tous les 4 bredouilles. Ils s’arrêtent à hauteur de la tente et ouvrent un colis qu’ils laisseront sur place en repartant. Nous leur adressons un bonjour un peu timide en se demandant bien ce qu’il va nous arriver mais ils nous ignorent et repartent en direction de la route. Sur ce, nous nous levons, le soleil se lèvera bientôt, mieux vaut ne pas traîner dans les parages!
Pendant que nous plions bagage, nous croisons des membres du groupe nocturne qui reviennent pour récupérer les colis restés devant la tente. Ils nous offrent de grands sourires et des helloooos !

Au pied de la tente


Notre petit déjeuner attendra et c’est avec mille questions en tête que nous reprenons la route. Avons-nous vraiment assisté à une nuit de contrebande? Nos yeux endormis ne sont pas tout à fait d’accord sur le sens que prenaient les colis… Allaient-ils vers la Chine ou le Vietnam ? Nous ne saurons jamais…

Notre route longe le fleuve et nous suivons l’embarcation de nos bandits nocturnes, ceux-ci chantent à bords. Nous croisons deux policiers dépités qui les regardent passer, d’autres les observent depuis la route dans leur véhicules banalisés jusque 5km plus loin où le bateau accoste côté Vietnamien où personne ne les attend…

Bonjour Vietnam !


Nous arrivons donc à la frontière après une drôle de nuit 😅


Nous sommes invités à nous mêler aux centaines de vélos chargés en direction de la frontière. En tant qu’étrangers, nous avons même le droit de passer devant tout le monde sans que cela ne gêne personne! Parfait!!
Nous passons pour des petits joueurs en comparaisons de nos voisins dont nous plaignons les vélos qui croulent sous les cartons!

Il est passé où le vélo ?
Entrée au Vietnam !


Trafic intense et klaxon… Niveau 2 !


On se remet de nos émotions dans un café où nous prenons notre petit déjeuner car nous avons une grande côte à venir (environ 1500 m de D+) pour atteindre Sa Pa, haut lieu touristique du coin. En commandant un café « normal », on se retrouve avec un café rempli de glaçons, avec du lait concentré.. Nous découvrons ainsi le café vietnamien : le normal quoi !

On attaque la montée au milieu du trafic et des klaxons. Nous pensions nous y être habitués en chine mais là, on est à un autre niveau !
Le vélo se trouve en bas de la chaîne alimentaire : Il y a d’abord les bus touristiques, puis les bus, puis les camions, puis les voitures, puis les motos, puis les scooters et enfin nous, petits vélos que nous sommes. Chacun klaxonne dès qu’il double, croise quelqu’un.. Dès qu’il se passe quelque chose quoi !

Nous restons attentifs à ceux qui arrivent et tout se passe pour le mieux. (conseil, ne pas se rabattre complètement à droite, car cela ouvre une porte aux plus téméraires qui doubleront sans faire d’écarts).

Dans ce chahut permanent, nous découvrons les routes Vietnamiennes et surtout… Les côtes Vietnamiennes…

Les rizières sont partout


Ainsi en parallèle du trafic dense on tire la langue sur des côtes qui ont de bons pourcentages! Il faut être tout le temps à 100% ce qui puise dans nos réserves. Cependant on se félicite d’avoir prévu deux jours pour arriver en haut du col (500m au dessus de Sa Pa), et nous trouvons un petit coin de bivouac écarté de la route. Ici pas de bus, pas de camion, il n’y a un chemin que pour les deux roues.
La route serpente entre les rizières et nous trouvons un petit promontoire à deux pas d’une cascade pour édifier notre bivouac, AU CALME. La cascade nous permet de nous rafraîchir ce qui n’est pas du luxe avec la côte d’où nous venons, et les 30 degrés qui l’accompagnaient !

Il y a une tente sur cette photo 🙂


La fraîcheur est tombée pendant la nuit avec une brume qui s’est installée. Cela nous aide à faire les dix derniers kilomètres qui nous amènent à Sa Pa. Nous ne résistons pas et nous offrons un petit déjeuner « français » : café, pain beurre confiture. Nous n’en n’avions pas fait depuis la Russie et ça nous fait bien plaisir! Nous sommes bluffés par la présence de la culture culinaire Française : nous pourrions même manger une tartiflette !

Petit goût de France…

Assis sur notre terrasse en buvant notre café nous décidons de finalement nous arrêter dans cette ville pour ne repartir que le lendemain, ayant du temps avant une belle journée propice au parapente, non loin de là.

C’est une ville très touristique, on y croise pas mal d’Européens, nous parlons vélo avec une Suisse et partageons une bière avec un couple d’Allemand en fin de journée. Les populations locales ont compris l’intérêt qu’ils pouvaient tirer du tourisme et nous sommes régulièrement accostés par des vendeuses de souvenirs en habits traditionnels. Jusque là rien d’anormal, mais nous sommes plus gênés quand ce sont les enfants qui viennent nous vendre des objets et regarder dans nos assiettes sous la tutelle d’un parent resté sur le trottoir d’en face…

Nous prenons les chemins de traverse pour aller en direction du petit village de Cat Cat tout en bas… En route, nous nous rendons compte du volume de touristes présent et nous décourageons devant le nombre de boutiques de location de costumes traditionnels… Nous sommes bien loin de l’esprit authentique que nous pensions trouver… Nous nous arrêtons à mi chemin pour profiter de la vue que nous offre la météo du jour et retournons nous reposer au calme.

Descente vers Cat Cat
Lac de Sa Pa


Arrivée au Vietnam, volume 2


Nous reprenons la route le lendemain bien contents d’avoir dormis en dur et non sous la tente. La brume s’est transformée en brouillard/bruine :

Au départ de Sa Pa… On y verra pas plus que ça ensuite !


Nous passerons le col dans les mêmes conditions. Heureusement ça se découvre dans la descente, ce qui nous offre de superbes paysages entre nuages et montagnes.
Aussi, notre vœu se réalise : beaucoup moins de personnes vont sur l’autre versant de la montagne, nous sommes ainsi bien plus au calme sur les routes, prêt à découvrir ce pays et ses habitants !


Nous prenons la direction de Tam Durong qui est un site principal de vol en parapente dans le nord du Vietnam. Nous irons jusqu’à la ville mais n’arrivons pas à entrer en contact avec la personne qui pourrait nous donner l’autorisation d’atterrir dans le stade. Nous cherchons un plan B pour atterrir mais nous sommes entourés par les cultures de tous types et aucun espace ne semble disponible, nous ne trouvons même pas de quoi bivouaquer sur la route pour le décollage. On finit par renoncer et rebroussons chemin vers le petit col d’où nous venons, où nous camperons..

Sur la route vers le déco… Dur de camper !
Notre réveil-matin


Nous reprenons notre chemin entres différentes plantations et toujours accompagnés de nos imposants compagnons : les buffles !

Plantations de thé
Nos coupains
Nos autres jolis coupains

Premières rencontres au milieu des sourires


On passe devant une école au moment de la sortie des classes et prenons plaisir à cheminer avec des ados. Antoine se lance dans une courses poursuite avec l’un d’eux, pour le plus grand bonheur du groupe, hilare.

Nous découvrons petit à petit le sourire vietnamien : chaque personne à qui l’on dit bonjour nous offre un sourire si généreux qu’il nous donne la pêche. A chaque sortie de village nous n’avons plus de salive à force de répondre aux « hello hello » enjouées, notamment des enfants.

Notre étape suivante est Than Uyen, où nous avons rendez-vous avec Dong avec qui nous avons pris contact via Couchsurfing. Nous sommes contents de retrouver un contact via ce site car c’est un très bon moyen de rencontrer des locaux anglophones!
Nous arrivons au lieu de rendez-vous avec Dong une heure en avance. Au moment où nous nous dirigeons vers le lac situé juste à côté pour trouver un arbre et un peu de frais, on se fait inviter par un homme assis à une terrasse, qui nous fait de grands gestes. Nous le rejoignons avec plaisir et nous resterons finalement 2h avec lui, malgré une communication pas toujours évidente. Il nous offrira des patates douces et maïs cuits au barbecue, et un bon nombre de bières (et nous avons dû dire stop sinon on y serait encore…).
Un bon moment de partage où plusieurs fois il nous montre sa fierté d’être Vietnamien.

Bô !


Nous retrouvons finalement Dong après sa classe et un atelier chant avec les enfants de l’école où elle est professeur d’Anglais.
Elle nous invite dans sa maison familiale où elle vit avec ses parents, son mari et sa fille de 18 mois. Nous découvrons le dîner traditionnel au Vietnam, en famille, assis sur une natte, à piocher dans les plats placés au centre.

Un bonheur pour Antoine.. pour ceux qui connaissent sa souplesse…


Nous ne sommes qu’à moitié surpris quand son mari vient nous voir dans notre chambre pour nous demander nos passeports : les invités doivent être déclarés à la police locale, mais nous sommes bien surpris qu’il revienne et nous demande de descendre : une jeune policière en uniforme est présente et nous dit qu’elle veut juste s’assurer que tout va bien. Nous avons le droit à des questions classiques et nous apprenons à la fin que nous ne pourrons pas dormir ici deux nuits, car la famille n’est pas « habilitée » à recevoir des étrangers et qu’il faudra aller à l’hôtel… Boum…
La plus déçue dans l’histoire sera Dong, qui découvre cela également…

On se console le lendemain en faisant tout de même une grasse matinée et partageons un restaurant avec Dong pendant sa pause déjeuner qui dure de 11h à 14h, et reprenons la route l’après midi.


Paysages du nord et découverte de la rivière noire

Nous quittons Than Uyen et son lac, auprès duquel nous avons patienté durant la matinée :

Nous prenons le chemin le plus court et avec le moins de dénivelé, proposé par Komoot (appli GPS), mais sommes étonnés de l’état piteux de la route et du nombre faible de passages.. Et pour cause !
Après avoir passé un col et être redescendus de l’autre côté, nous nous retrouvons face à.. un lac immense :


Nous refaisons le point avec d’autres appli et effectivement.. Il y a un parking avec pleins de scooters et beaucoup de bateaux. On demande si il y a la possibilité d’aller de l’autre côté en bateau : Oui ! Pour quel prix ? 20 euros avec les vélos… Ah !
On préfère garder nos sous pour une future auberge et décidons de faire demi tour. Au col nous prendrons une jolie route peu empruntée, qui nous donne de jolis points de vue sur la vallée :


Après avoir récupéré la route principale, nous découvrons la raison de ce lac :

Equipe de surveillance

Une fois passés au dessus, nous profitons de la vue rafraîchissante sur le lac, avec un trafic presque inexistant.

Tout au long du chemin, nous aurons le droit à ces montagnes abruptes sortie de nulle part, avec quelques petits villages rencontrés

Maison traditionnelle sur pilotis
C’est là qu’on va ? Tu es sûr ?

Après le bleu et le rouge.. voici le fleuve noir !

Après un joli bivouac au petit matin


Sur les traces des Vietminhs

Notre route vers le Laos nous emmènera à Dien Bien Phu. Cette ville est connue pour une bataille mémorable qui fût remportée en 1954 par les Vietnamiens contre… les français !

Nous suivons ainsi les traces des Vietminhs, qui ont taillé une route dans la jungle et les montagnes pour parvenir à Dien Bien Phu avec un armement suffisant pour vaincre les forces ennemies !

Plus d’infos par la suite 😉



Au milieu de toutes ces forêts denses, nous croisons pas mal de petits villages, où nous pouvons faire nos ravitaillements pour les produits frais, principalement les fruits et légumes. Nous nous régalons de petites bananes qui sont de saison et d’une variété de pomelos bien moins amer que le pamplemousse et rigolo à déguster. C’est un fruit très rafraîchissant, ce qui est toujours le bien venu avec l’arrivée petit à petit de la vraie chaleur du sud.
C’est aussi lors de la traversé de ces villages que nous recevons le plus de sourires. Les enfants exercent leur anglais, et nous faisons notre maximum pour leur répondre. « Hello! What’s your name? » , il est facile de trouver celui qui a eu le courage de nous poser la question, il est soit bidonné, soit caché derrière ses copains, le courage oui, mais pas trop!

Étals de fruits et légumes où nous nous approvisionnons souvent
Courses en belle compagnie !
Deux nouvelles recrues ! 😀


Nous traversons aussi de petits hameaux sur la route. Les maisons sont jalousement gardées par les chiens. Nous n’aurons jamais vu autant de coqs, poules et poussins en libertés. Les journées sont rythmées entre aboiements et cocoricos lors de nos passages.


Cela fait plusieurs jours que nous passons devant des maisons qui préparent ou rangent des festivités. Entre deux cols, nous passons devant une maison où la fête bat son plein (enfin!) nous ralentissons un peu le rythme pour voir les costumes traditionnels des femmes et voir tout simplement des Vietnamiens faire la fête! ^^
Nous sommes vite repérés et conviés à nous joindre à eux. Nous hésitons et c’est la grand mère qui nous séduit en venant nous inviter à danser. Nous passons une heure intense en leur compagnie! Ils dansent, ils chantent, ils sont curieux de ces deux étrangers qui viennent d’arriver. Antoine est embarqué par les filles et Noëmi par les garçons. Nous nous perdons un peu de vue. Ils nous posent tous pleins de questions, nous ne parlons par vietnamien et eux ne parlent pas anglais. L’alcool de riz venu arrosé la fête ne rend pas non plus les choses plus simple! La grand mère vient nous chercher l’un puis l’autre (nous extraire serai le bon terme!) pour que nous venions manger. On nous offre du riz, de la viande et des légumes. Les doyennes s’assurent que nos bols soient toujours pleins. Nous venions de manger et n’avions pas réellement très faim, nous aurons un peu de mal à le leur expliquer, mais quand le message est passé nous en rigolons tous ensemble!


Nous finissons par repartir, bien que l’invitation à rester avec eux le reste de la journée soit alléchante, cela reste dangereux pour nos foies !
Nous avions repéré un lac (artificiel) sur la carte et sommes enchantés de trouver une zone calme et non cultivée. On trouve un accès à l’eau et un magnifique coin de bivouac sur sa berge.

L’eau y est de qualité et la vie sous marine bien présente!


Il ne nous reste maintenant qu’une vingtaine de kilomètres pour rejoindre Dien Ben Phu. En chemin nous sommes surpris de croiser un jeune homme avec le maillots de foot à deux étoiles de la France!! Antoine s’exclame et le félicite! Nous sommes alors conviés à prendre un thé et un peu de fraîcheur sous leur maison. C’est une mère et son fils, ils sont en plein chantier de fabrication de la maison du fils.

La maison après un mois de chantier, il leur reste encore 20 jours de travaux

Le calme du lac se mérite! Nous découvrons le lendemain une route très peu fréquentée et nous comprenons pourquoi nous n’avons entendu aucuns véhicules pendant la nuit! Mais nous savons que c’est le dernier effort à fournir avant de descendre dans la ville. Nous rejoignons la route principale pour la descente et en profitons un maximum!

La route de décompose par endroit et devient de la piste
C’est parti pour la descente!


Dien Bien Phu

Dien Bien Phu signifie en français : Chef-lieu d’administration préfectorale frontalière (avec le Laos). Bon, pas très sexy, mais efficace.

Nous resterons donc deux jours dans cette ville qui est célèbre par la bataille qui y a eu lieu. Les français y avaient élu domicile car c’était le seul coin plat de la région, où ils pouvaient construire un aéroport. Par voie aérienne, qu’ils ont sécurisées, ils se sont approvisionnés en hommes et armement. Ils pensaient être serein avec les montagnes et la jungle environnante se disant que jamais les Vietnamiens n’arriveraient à emmener des armes lourdes jusqu’ici : c’est ici la grosse erreur des français, qui ont sous estimé leur adversaire qui en 2 mois, en 1954, a détruit la base et a repris la ville.

C’est après cette bataille que la France décida de quitter l’Indochine, durant les accords de Genève, et que le Vietnam accède à l’indépendance de sa partie nord avec Ho Chi Minh comme président. Au sud, la France laissera sa place aux Etats Unis, pour une triste guerre…

Pour plus d’informations :
https://yoytourdumonde.fr/visite-dien-bien-phu/ > c’est ici qu’on a trouvé plein d’infos et l’histoire est très bien résumée
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Di%C3%AAn_Bi%C3%AAn_Phu

Le marché de la ville est immense et nous y voyons de tout
Cimetière des martyrs Vietnamiens

Musée de la bataille de Dien Bien Phu


Nous trouvons la visite du musée très intéressante. Cela repositionne la France en tant que colonisatrice du Vietnam, mais le ton et les superlatifs utilisés nous font sourire. Visiter un musée où la France à le mauvais rôle remet malgré tout en perspective la vision donnée dans nos musées. Peut-on avoir un avis objectif lorsque la guerre est passée par là?


Si nous pouvions conclure de ces quelques jours passés au Vietnam, nous parlerions de la fierté des Vietnamiens d’êtres Vietnamien. En y réfléchissant, c’est le seul pays au monde à avoir résisté en combats ouverts face à la France et les Etats Unis, deux « Grandes Nations »!
Nous repartons humbles d’avoir reçu un accueil si généreux et sans rancunes après notre histoire commune.

Maintenant, l’aventure continue au Laos, mais nous reviendrons dans ce pays du sourire en Février, pour visiter la côte du Nord, en bonne compagnie ! 😃