« The world’s most beautiful journey » : Du 27 avril au 5 mai (Forvik > Bodø)

8 mai 2019 4 Par L'Envol à Vélo

The world’s most beautiful journey : Tel est le titre du petit guide que nous trouvons à Trondheim, concernant cette route 17 que nous allons suivre jusqu’à Bodo, dernière étape avant les Lofotens.
Nous sommes un peu amusés du fait qu’on puisse se déclarer « plus beau parcours du monde », mais bien curieux de savoir ce qu’on verra les prochains jours.

Nous commençons par de la route relativement plate, le long de la mer, avec des plages magnifiques où la couleur de l’eau est d’un bleu fantastique. Si elle n’était pas si fraîche, on irait s’y baigner tous les jours 🙂 :


Pour le plaisir des yeux, les reliefs se font de plus en plus importants et de la neige en quantité réapparaît sur les sommets.

Nous croisons aussi des rennes, qui traversent la route juste devant nous pour rejoindre la forêt. Toujours une rencontre agréable.



Aussi, c’est le 1er mai, au milieu de ce tronçon, que nous passons la ligne imaginaire du cercle polaire ! Nous sommes un peu frustrés car nous la passons en ferry (à noter que nous en prendrons 9 au total entre Trondheim et Bodo, pour traverser des fjords et/ou des bras de mer).

Ce passage symbolique nous fait prendre la mesure de la distance parcourue depuis notre départ et celle qui diminue entre nous et le cap nord.

Le nord, le vrai


Dans ces décors, nous prenons le temps de découvrir le paysage avec d’autres points de vue. Ainsi, nous avons cherché tout au long du trajet des randonnées sympa à faire.

Skaeringen


Pour arriver à Sandnessjoen, nous avons contourné un massif nommé les 7 sœurs. Celui-ci est atypique avec ces 7 sommets qui se succèdent de col à col.
Nous sommes montés à Skaeringen, l’un des plus hauts sommets mais surtout le plus accessible et réputé. Nous prenons très vite de la hauteur, et pouvons admirer la côte sous le soleil. Un vent puissant et froid ne nous laisse pas l’opportunité de nous éterniser en haut, mais nous prenons malgré tout le temps d’admirer cette vue.



Nous campons proche du départ de la randonnée, protégés du vent du jour :

Vue du massif des sept soeurs le lendemain.


Accueil 5 étoiles


C’est dans les environs de Sandnessjoen que nous sommes accueillis pour deux nuits par Torbjorn, Turid (sa femme) et leur famille. Nous partageons dans un premier temps un échange au calme, tous les 4, autour d’un café et de gaufres maison. Nous leur expliquons notre projet et eux nous parlent de leurs voyages, et de la raison géniale de leur présence sur Couchsurfing : Leur fille a voyagé en Amérique du Sud grâce à ce réseau, ils veulent rendre le service aujourd’hui et « rembourser les dettes » de leur fille !

Puis nous participons à un repas de famille convivial comme nous les aimons dans nos familles respectives. Ils ont 4 enfants, entre 30 et 40 ans, qui habitent tous à moins de 5km. Nous sommes arrivés un dimanche et nous partageons donc ce moment privilégié où tout le monde est disponible.


Turid a préparé une soupe de poisson, célèbre dans la famille et argument de choix pour réunir tout le monde. Nous avons plaisir à les voir tous échanger, parler, débattre, partager. Les discussions vont bon train et sont ponctuées de rires, ce qui sonne doucement à nos oreilles.

Cela faisait quelques nuits que nous ne dormons pas à proximité directe de la côte et par conséquent n’avons pas eu l’occasion d’admirer le disque rouge du soleil couchant. Lorsque nous annonçons notre intention d’aller regarder le couché de soleil, Magnus, un des fils, nous invite à venir le voir de chez lui. Sa terrasse donne vue sur la mer en direction du coucher de soleil. Il nous reçoit avec du vin Français et du fromage norvégien : bonheur.


Ils ont aussi à cœur de nous faire goûter du bon poisson, met traditionnel Norvégien. Ainsi, nous avons le droit de déguster du saumon pêché dans le Fjord juste en bas de la maison et fumé par leurs soins. Un vrai régal, le saumon nous fond dans la bouche !

Le lendemain, nous leur expliquons que nous avons vu que les vents semblaient favorables pour pouvoir décoller en parapente depuis la montagne de 400m à côté de chez eux. Magnus se propose donc de nous y accompagner et nous sert de guide. Nous n’y volerons finalement pas car le terrain ne s’y prête pas vraiment et que les prévisions avaient sous estimés le vent présent au sommet, mais la randonnée valait le coup :


Nous quitterons difficilement les lieux le lendemain pour reprendre la route… Merci à toute la famille !


Svartisen


Quelques jours après, nous récidivons avec pour objectif d’aller voir le glacier du Svartisen, en grimpant sur la montagne de Bjorntinden (enfin en essayant !).

Nous nous arrêterons à un col intermédiaire car le massif était bien enneigé. Mais à quoi bon aller plus haut quand on a ce paysage :



Parce qu’elles nous ont bien fait rire, petit cadeau : nos têtes quand on découvre les paysages norvégiens


La magie blanche


Nous avons profité, durant deux semaines, de températures bien au dessus des normales. Le froid est de retour début mai, et un soir nous profitons d’un bivouac « chauffé » :

Bivouac improvisé dans la salle d’attente d’un ferry


Nous avons le droit à des giboulées de grêle régulièrement. Un matin nous nous en retrouvons recouvert sous la tente (non ce n’est pas de la neige !).
Cependant nous ne nous plaignons pas, car les paysages sont enjolivés avec ce petit saupoudrage blanc.

Nous arriverons ainsi à Bodo, content de retrouver une douche chaude 🙂


Réseau parapente


Qui mieux qu’un pilote local pour vous expliquer un nouveau site de vol ?

C’est avec cette idée en tête que nous avons pris contact avec le club de parapentistes de Bodo. Nous leurs demandons, sur leur page facebook, si nous pouvons camper sur l’atterrissage. Peu de temps après, nous avons été chaleureusement étés invité par Ragni, parapentiste du club ayant une chambre disponible chez elle et aimant voyager ! Elle nous accueille ainsi pour deux nuits, et, bonheur, les vents sont favorables pour voler lors du jour de repos.
Elle est malheureusement prise par ses obligations professionnelles et ne peut pas nous accompagner. Qu’à cela ne tienne, elle nous met en contact avec un de ses amis, qui viendra nous chercher pour nous emmener sur le décollage. Antoine volera, Noëmi préférera s’abstenir et redescendra une voiture à l’attero.

Néanmoins, le site de vol nous donne une vue splendide sur les alentours de Bodo, ainsi que sur les Lofotens. Nous les découvrons ainsi dans leur globalité, petits bouts de terres à l’horizon…


« The world’s most beautiful journey  » : Pourquoi pas…